05 septembre 2009
jour 1: Lille et Roubaix
Faire 5 pays en 5 jours en faisant le moins de kilomètres!!! Tel fut le challenge que j'eus à proposer à ma vieille voiture mourante. Compas, boussoles, gougueule Earth et cartes en main, mon choix s'est rapidement posé sur la région du Benelux (BElgique-NEderland-LUXembourg). Me restait à ajouter la 11eme ville de France (Lille) et un ptit crochet vers la plus vieille ville allemande qui me nargue depuis pas mal de temps (Trèves). Et tout ça, je vous le demande, en combien de Kilomètres ? 2000? 1500?? Nan!!: 1200!!! aller et retour s'il vous plait! Dubitatif ???? Bah, cliquez la carte:
Direction Lille appelé Rijsel par les flamands. Cette ville est un avant-goût de la Belgique toute proche. Quand on s'y promène, tout est là pour vous le rappeller. Une grand'place, un beffroi, des briques rouges et fines, des maisons flamandes, de la bière, un accent, des Speculoos, de la pâte à tartiner au même Speculoos et du Welch. Du welsh?? Kesako? Du Welsh, c'est un met local qui se digère en 2 jours!!! En gros, c'est un croque madame recouvert de 3 cm de fromage fondu genre cheddar, le tout noyé dans de la bière !! J'ai transpiré toute la nuit...
Au réveil, boire 2 litres d'eau, me laver 3 fois les dents, prendre 2 spasfons et penser aux deux pôles de visite: autour de la grand'place et le vieux Lille.
La grand'place du général de Gaulle est très harmonieuse. Moins qu'a brussels mais belle tout de même! La ville entière a d'ailleurs un côté Bruxelles par l'architecture, le côté commerçant et l'ambiance. On flane aisemment dans les ruelles du vieux Lille, s'arrêtant ici ou là, devant un façade ou dans un bar à bière.
Des façades flamandes et à l'arrière plan le beffroi de l'Hôtel de ville vue de la grand'place.
La voix du Nord est le journal local. Il siège dans ce bâtiment unique de type flamand. Sa façade est ornée des blasons des anciennes provinces Ainault, Flandres, Artois. Au premier plan, la colonne de la Déesse qui sert de lieu de rendez-vous au Lillois.
Sur le coté adjacent à la voix du Nord, on peut admirer ce joyaux flamand appelé: vieille bourse. A l'intérieur, une cour carrée au silence religieux où l'on trouve des étals de bouquinistes. Cette cour carrée n'est pas sans rappeller celle du beffroi de Bruges.
Un dédale de rues dont beaucoup sont piétonnes composent le quartier du vieux Lille. Chic, branché, friqué, animé, C'est le Must-in Lille. Au détour d'une rue, on tombe sur une cathédrale néogothique à la façade comtemporaine. Notre dame de la treille est grise de l'extérieur et translucide orange de l'intérieur.
Lille est la 11ème ville de France en terme de population mais son agglomération est gigantesque. C'est maintenant un Euro-pôle allant jusque Mouscron en Belgique. Roubaix, Tourcoing, Villeneuve d'Ascq, Armentières y sont rattachées par un réseau de métro énorme. 85 communes font parties de cette conurbation de plus d'un million de personnes. Les autoroutes s'y melent et s'y démèlent comme en banlieue parisienne. Un de ceux là nous a emmener jusque Roubaix pour y visiter la piscine. Cette piscine est un batiment art-déco de 1927 transformé en musée d'art et d'industrie. C'est une des plus belles piscines de France. Une expo temporaire sur Agatha Ruiz de la Prada nous y a attiré. De la Prada est une célèbre modiste appartenant au courant de la Movida espagnole des années 1980. Ces vêtements sont très pop-art. Malheureusement, ils n'étaient pas exposé dans le sublime cadre du bassin de la piscine.
Roubaix est une ville qui tente de reclasser son patrimoine industriel. Cette piscine en est le parfait exemple. Une expo photo sur son passé dans un tel cadre magique aurait été fort apprécié plutôt qu'une collection interminable sur le tissu. Dans la ville, les filatures se sont transformés en écoles, en pôle technique ou en lieu d'art. On tente d'insufler un nouveau souffle à cette agglo au lourd passé mais on sent que ce n'est pas gagné. Il règne un petit côté anglais genre banlieue de manchester post industriel qui ne trompe pas...
04 septembre 2009
jour 2: Gand
Direction Gand ou plutôt Gent en flamand car c'est de ce côté de la Belgique que se situe cette ville. Ici on ne parle plus francais même si tous les gantois le comprennent mais le battave . Il s'agit ici de s'identifier, de montrer son caractère. Ca tombe bien, la ville en regorge. Des places, des façades, des canaux, des chateaux, des théâtres, de l'histoire, du baroque, du médiéval, de l'art nouveau, du néoclassique, de la renaissance: la ville est un musée à ciel ouvert sans pour autant être figée dans le temps comme on pourrait le reprocher à sa belle voisine Bruges. C'est tout compte fait un subtil mélange de Bruxelles et de Bruges.
Si ça c'est pas de la belle maison flamande, je veut bien passer l'été au Cap-ferret!
Sur les bords d'un canal navigable, Gent est à la fois maritime et terrienne. Des parcours en petite barque à moteur de 16 places vous propose une visite des principaux points de vue pour une 15aine d'euros. Pas cher comparé à Venise.
La tour de l'horloge est une copie réduite du Big Ben londonien.
La ville est très photogénique, l'unité de style flamand réussit son effet accompagné d'une gaufre liègeoise (waffle) humm!!
Des façades flamandes en veux-tu, en voilà!! Allant du baroque chargé au minimaliste, ces façades appellées pignons à redents ont toutes en communs ces escaliers qui forment une pointe vers le ciel. Elles cachent la toiture. Leur proportionalité harmonieuse caresse le regard du passant. Leur origine semble plutôt complexe. Protection de la toiture qui était à l'origine en chaume? Manoeuvre financière visant à réduire l'impôt car la Belgique taxait la largeur des construction et non la hauteur? Désir de montrer son goût et sa richesse? Tradition? Probablement une somme de tout ça....
Le théâtre "Groot huis" date de la fin du XIXeme. Dans un style néoclassique, il n'a rien de particulier en dehors du fait que je l'aime bien et qu'il arbore un tympan coloré reprsantant Apollon et ses muses.
La ville de Gand comporte beaucoup d'édifices religieux dans un petit périmètre. L'église Saint Nicolas (sint NikklasKerk) dans le prolongement du beffroi m'est apparu plus jolie que la cathédrale. Elle incarne le style gothique Tournaisien. C'est à dire une utilisation de la pierre bleue de Tournai, une tour imposante et des petites tours au extrémité.
Le château des comtes (gravensteen) est en centre ville. Il est très bien restauré. Son début de construction date du Xeme. Charles Quint originaire de Gand y vécu lors de la répression des émeutes de 1539, pour bien affirmer qu'il venait châtier sa ville.
A cheval entre art nouveau et art-déco, le Vooruit Theater est un symbole de la lutte ouvrière de l'entre 2 guerres. C'est maintenant une salle de concert réputée.
03 septembre 2009
jour 3: Liège et Maastricht
En moins de 2 heures, en suivant bien les panneaux Luik, on se retrouve à Liège en pays wallon. La francophonie est de retour, le paysage est de moins en moins plat. Le massif ardennais se profile. Située sur les bords de la Meuse et à 40km des Pays-bas et de l'Allemagne, Liège a toujours été un carrefour européen important. Son histoire l'atteste. D'un abord âpre, un peu comme l'est Liverpool, Liège est très populaire, très vivante. Les rues piétonnes sont bondées. On y voit une autre Belgique que celle de Gand. Celle-ci est marquée par l'industrie, la dureté du labeur et on est décontenancé par la banalité et la tristesse des immeubles gris du centre-ville. C'est pas que c'est moche mais presque! Une camée par là, des pictons de l'autre, des ruelles coupe-gorges, Liège ne ment pas. Le bord de la Meuse est souvent embouteillé et le paysage saturé d'immeubles.
Alors, on ère dans la cité aux 100 clochers, on visite la cathédrale Saint Paul qui est en fait une ancienne collégiale devenue cathédrale après destruction de l'officielle Saint Lambert au 18eme.
Oh! le beau papier peint au plafond!
spécial Halloween dans les couloirs de la cathé, une stèle bien macabre comme je les aime...
Pas conquis par la ville, on a cherché du sirop de liège. C'est une sorte de mélasse de fruits très sucrée que l'on mange du bout de la cuillère. Je défie toute personne de pouvoir manger le pot en entier!
On a profité également du supermaché pour faire notre provision de Waffle et de bière trappiste.
Après ça, on est parti repu aux Pays-bas direction Maastricht...
Maastricht nous évoque évidemment son traité fondateur sur l'Europe de 1992. C'est un peu grâce a lui si on a pû se ballader aussi facilement pendant ces 5 jours. Maastricht est située dans une enclave hollandaise entre la Belgique et l'Allemagne. La région s'appelle le Limbourg, elle a toujours été balladée d'un pays à l'autre donc est bel et bien au coeur de L'Europe. Elle a même été française sous Napoléon. On ne choisit pas une ville pour un traité aussi important sans raison.
Maastricht est un peu l'oposée de Liège. Comment vous dire? La ville est très calme, reposante, riche en patrimoine. Le centre est entièrement piéton et des parcs agrémentent la visite de cette ville estudiantine où il fait bon vivre. Plein de ruelles aux basses et blanches maisons hollandaises donnent un caractère presque méditerrannéen à la cité. Des remparts médiévaux ceinturent le centre. Des restos en terasses, des bars sur des places, des vendeurs de glace le long de la Meuse la rendent gaie et joyeuse. Se ballader au coucher du soleil le long de la Meuse pour profiter de la lumière orangée et de la chaleur descendante tout en sentant les effluves des restaurants environnants m'a laissé un souvenir indélibile de la ville. Maastricht est surprenante de bien-être. J'ai malheureusement pas su photographier tout ça. Me reste quelques instantanés qui ne rendent pas le sentiment de la ville mais juste un aperçu.
Ici en rouge, c'est Saint Jan de Maastricht et à l'arrière plan, Saint Servais. Cette dernière est devenue basilique depuis la venue de JeanPaul demes2 en 85. C'est un lieu de pélerinage marial. Pour les profanes,ça veut dire en rapport avec la vierge Marie.
A l'entrée de la basilique, on trouve cet énorme blason de 2m de rayon. Impressionnant non?
Ca c'est la librairie du coin!!! La ville est très universitaire. C'est la première fois que je vois un lieu de culte transformé en lieu de commerce. Il y a deux étages à l'interieur. La réalisation du magasin est très réussie. Elle garde le côté église en lui donnant un côté bibliothèque. Génial!
le "DingHuis" est un batiment du 15eme. C'était le bâtiment le plus haut pour pouvoir surveiller de loin. C'est maintenant le Tourist Information Center. Il est au coeur des rues piétonnes.
Le long de la Meuse, Une forêt de vélo hollandais. D'artagnan y est parait-il mort pas loin. Car oui, il faut le savoir, notre mousquetaire à fini sa vie ici au combat...
De l'autre côté de l'eau vu du pont romain, on trouve un quartier plus calme exposé plein Ouest pour une bonne bière en terrasse. La frontière Allemande est derrière à 20 km et c'est pour demain...
En quittant Maastricht pour rejoindre Trèves en Allemagne, on se dirige vers les belles Ardennes belges. Elles sont plus montagneuses que je ne le pensais. Des chalets, des vaches, des panneaux en bois comme à Megève peuplent le paysage qui semble être rude en Hiver. Plus de culture mais de l'élevage et des fôrets de conifère comme....bah oui, en montagne! Vers Spa, on coupe le circuit de F1 de Francorchamps alors comme beaucoup de cons, on scrute le paysage à la recherche d'un bout d'alsphate ou de vibreur.
Panneau du bords du circuit: cherchez le "You are Here !"
02 septembre 2009
jour 4: Trèves
La frontière allemande passée, on quitte l'Autobahn pour couper par Bitburg. Bitburg: c'est l'équivalent de notre Kronenbourg à nous. Sur chaque bar de la région, on propose de la Bitburg avec pour slogan: Bitte Ein Bit! ce qui pourrait se traduire mesdames par:
s'il vous plait, une Bit! (je sais, c'est très drôle!)
Trèves est nichée sur les bords de la Moselle. Elle est le départ de croisière sur la rivière jusqu'au confluent avec le Rhin à Coblence (Koblenz). Elle est encadrée par des monts couverts de vignes aux cépages de Sylvaner.
Panorama sur le Nord-Est de la ville.
La particularité de Trèves: c'est son passé culturel important. Elle est soi-disant la plus vieille ville allemande. On trouve ici des restes romains très important de l'époque de l'empereur Constantin (3eme siècle) mais aussi une ville médiévale, baroque et Renaissance très importante avec une cathédrale et de multiples églises. C'est aussi le berceau de Karl Marx. Elle a appartenu à la France de 1794 à 1814 puis de 1914 à 1930 et de 1945 à 1955.
Oh, la belle maison allemande !
La Hauptmark: C'est le coeur de la ville. C'est une place sortie tout droit d'un livre. Maisons en meringue, façades en pains d'épices, églises en gâteau marbré, c'est très typique.
L'Eglise gothique Saint Gangolf donnant sur la Hauptmark platz.
la maison rouge du XVIIeme de la hauptmark. Sur son pignon y est inscrit: "1300 avant Rome, trèves existait". Faux d'après les historiens et courageux d'essayer d'y faire croire!
La hauptmark vu d'un autre angle. A l'extrème gauche, on aperçoit la croix du marché. C'est une colonne qui date de 958...Eh ouai mon gars!
Quelques jolis colombages de la Renaissance.
La cathédrale d'architecture romane abrite un intérieur baroque comportant un très bel et monumental orgue.
La Porta Nigra. Cette porte noire faisait partie de l'enceinte romaine du 2eme siècle qui entourait la ville. C'est le plus vieil édifice romain en Allemagne.
Pour faire face aux barbares, l'empereur Dioclétien dû réorganiser l'empire en le fractionnant (fin du 3eme). Trèves devint la capitale de l'empire occidental réunissant la Gaule, l'Espagne, la Germanie et la Bretagne. Dirigé par l'empereur Constantin, Trèves fut pendant près d'un siècle la seconde Rome. C'est pour cette raison que l'on trouve des thermes impériaux, un amphithéâtre imposant et une basilique en brique rouge que l'on aperçoit derrière le château du prince. Cette basilique a été reconstruite à l'identique en 1954 et sert maintenant de lieu de culte protestant.
A quelques pas de la frontière luxembourgeoise... Merde j'ai pas mon passeport!
01 septembre 2009
jour 5: Luxembourg
"Dès la frontière passée, nous s'rons blanchis, sauvés, Rio, Rio Grande." Hymne national du banquier luxembourgeois.
Qu'on se le dise tout de suite, Luxembourg city est une ville qui vaut le détour de visite. Elle est classé par le patrimoine mondial de L'Unesco et c'est mérité. Sa particularité géographique est son étagement sur 2 niveaux un peu comme à Monaco. On y trouve donc une ville-basse et une ville-haute. La basse est ancienne, presque champêtre et la haute plutôt moderne, banquière, commercante, administrative. La diffèrence entre les deux est importante; à l'instar de la falaise qui les séparent :une 50aine de mètres.
A l'arrivée sur la place de la constitution qui surplombe la ville basse, on est acceuilli par un immense drapeau d'au moins 4 mètres sur 8; comme pour montrer l'importance du pays à la face du monde. Luxembourg city affiche ses signes extérieurs de richesse à tous les coins de rue. Pas de pauvres, des banques, des banques, des grosses voitures allemandes partout, tout est clean et riche comme à Monaco ou à Genêve. Les supermarchés affichent des prix très attractifs sur beaucoup d'articles sans parler du prix de l'essence qui concurrence celui de l'Espagne. 1€08 en Aout 2009 contre 1€25 en France. Un vrai paradis fiscal !
La place Guillaume II avec au fond le palais ducal. Cette place jouxte la place d'Armes. Ces deux places sont le coeur de la ville haute. Pas jolie mais vivante et commercante, la ville haute est administrative, c'est le royaume des banques. Sur l'heure du midi, tous les banquiers et banquières s'y retrouvent pour manger rapidement leurs petits sandwichs. Au milieu des légions de touristes asiatiques, ils sont tous beaux comme sorti d'un feuilleton américain. C'est The luxembourg dream! Alors, pour éviter d'être Luxembored, on quitte vite la city pour aller plein Est vers le quartier historique.
Derrière le palais du duc, on trouve le quartier historique de la ville haute. Ces quelques jolies petites rues piètonnes s'entrelacent et donnent sur de beaux panoramas. Le passage du palais est un vieux boyau médieval qui passent au milieu d'un bloc de maisons. Un peu comme les traboules lyonnaises. Il débouche ensuite sur l'église saint Michel.
L' Eglise saint Michel est la plus ancienne des églises de la ville. Ses fondations remontent au 10eme. Elle est au dessus des casemates du Bock. Ces fortifications qui entourent la ville haute comportent des kilomètres de galeries creusées dans la falaise. L'entrée est payante.
La ville basse vue de la ville haute. C'est le quartier du Gründ (le fond) qui longe la rivière Pétrusse. on y voit les fortifications qui entourent la ville haute.
La ville haute vue de la ville basse. On retrouve l'église saint Michel en haut. Le quartier est très bucolique. On rejoint ensuite en suivant la rivière qui serpente un grand parc arboré qui forment comme une verte vallée dans le fond de la ville.
Je me demandais quel souvenir ramener du duché. La police grand ducal l'a trouvé pour moi. Un beau petit sachet plastique imprimé d'un beau signe d'interdiction de stationner renfermant un joli parchemin d'une valeur de 15€. J'aimerai bien savoir qui met le papier dans le sac? Est ce que c'est le métier d'un préposé ? Est ce que c'est la même dame qui met le papier autour du camembert ?


















