Everybody's doing it so why can't i ?

chronique du bonheur ordinaire et de l'individualisme partagé...

16 août 2008

Etape 2: traverser l'Espagne

espagneDebout 6h du pays basque: juste le temps nécessaire pour petit-déjeuner,plier tente, matelas et tout le bardas...Résultat: départ 8h!!! Putain, 2 heures, ça c'est de l'inertie!! Moi qui avais prévu de partir le plus tôt possible pour éviter la chaleur espagnole!!! Le passage à la frontière est toujours un grand moment, il marque le début de l'aventure en présentant son cortège de changement. Un dernier coucou à la Rhune et c'est parti pour St Sébastian et la traversée du Pays basque espagnol. Compter 200 km à travers la montagne avec beaucoup de monde et des routes qui montent et qui tournent, un paysage très vert qui ressemble....aux Pyrénées. Puis tout d'un coup après un tunnel donnant au loin, très loin sur Burgos, une vallée aride qui commence à ressembler à l'Espagne. Après avoir contourner Burgos et sa cathédrale comme on contourne Chartres, nous avons pris la direction de la Castille y Léon. Le contraste avec l'urbanisation du pays basque est frappant à travers toute la Castille car il n 'y a rien, personne, sauf des champs de blé et quelques pélerins. Là, il faut avoir confiance en sa voiture et espérer ne pas tomber en panne. La route longe les monts Cantalbrique que l'on apercoit au loin jusqu'à Léon. Dans ce coin, pas de nuages jusqu'à l'infini. On a l'impression qu'il n'y en a jamais eu, pour un normand c'est presque oppressant. Une pause-déjeuner à Sahagun (Sahagun ça commence comme sahara, c'est pas un hasard) nous permet de voir quelques pélerins marchant de bon pas au milieu de nul part. A l'entrée du village, un grand panneau sur le rd point central propose le programme de la traversée de la Castille avec les étapes détaillées.  6 étapes de 30 km avec pour seul copain le soleil et son bâton à travers un décor équivalent pendant 6 jours: faut être fort, très fort! Passé Leon, direction le Sud vers Bonavente, la France commence à sembler loin, le Portugal aussi d'ailleurs. Des brumes de chaleur tout autour brouillent le paysage, on traverse une sorte de désert, la chaleur monte dans la voiture non climatisée. On commence à regretter le coin de Burgos pourtant déjà si désert. Au loin se dessine un mât coiffé de l'enseigne Hotel Cancun, il ne manquait plus que le squelette d'un chameau à son pied pour relater l'ambiance du coin. Vers Bonavente, on a pris cap à l'Ouest pour voir se dessiner au loin les premiers monts puis montagnes qui font office de frontière au Portugal. On approche! Le coin est toujours aussi désert, on se partage l'autoroute avec 2 ou 3 autochtones. Le relief est de plus en plus accidenté, des éoliennes bornent le trajet, la route se transforme parfois en col avec tunnel. Une aubaine pour rafraîchir la voiture et ses passagers. On ne pense pas à l'Espagne montagneuse...quand soudain...portugal_juillet_08_084

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portugal_juillet_08_087l'ancien poste frontière après Verin.

Pas de douaniers, pas de panneaux nous indiquant de reculer nos montres d'une heure, c'est tout comme si on était encore en Espagne. La première station essence nous l'indique pourtant en affichant un Splomb à 1,58 soit plus de 40ct de plus qu'en Espagne, Gasp!!

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08 août 2008

Etape 10: Salamanque

Il nous a fallu près de 5 heures pour rallier Marvao en longeant le Portugal vers le nord à Salamanque. On y a découvert le fleuve Tage presque à sa source quand il est encore grand comme la Seine. Les contreforts de la sierra de Estrela, la ville défigurée et bétonnée de Covilha, la cathédrale de Guarda, la frontière genre village de Cow-boy à villa Formoso, les premières étendues de désert vers Cuidad Rodrigo et enfin Salamanque. Nous avons campé en banlieue non loin de l'autoroute pour un forfait économique compte tenu du potentiel touristique de la ville. Celle-ci compte 4 campings pour accueillir principalement des gens de passage vers le Portugal ou l'extremadura espagnole.

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Que dire de Salamanque: que c'est la Florence de L'Espagne, que c'est un bijou perdu au milieu du désert de la Castille. La terre y est rouge grand canyon: c'est le fer présent dans la roche qui s'oxyde.  Le temps est très chaud et très sec. Nos lèvres étaient sèches comme en montagne. C'est normal car, on est à cet endroit de l'Espagne sur un haut plateau de 800 mètres! La ville est un musée vivant de l'architecture. Le centre est assez ramassé. On en fait le tour en quelques heures. Il faut obligatoirement entrer dans les cathédrales Vieja et Nueva, voir la maison des Conques et passer un moment sur la magnifique plaza Mayor. Malheureusement, beaucoup de choses à visiter sont payantes, alors on passe souvent son chemin car après 3 semaines de Portugal, les caisses sont un peu vides...

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la maison des Conques. Ce sont des coquilles saint Jacques sculptées sur la maison pour célébrer le Caminho.

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L'intérieur et l'extérieur de la cathédrale Nueva

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Au fond la cathédrale Vieja et devant les rues commercantes et touristiques de la ville. Les magasins vendent tous des grenouilles sous toutes ses formes. L'emblème de la ville sans conteste est dû à la sculpture d'un de ces batraciens sur la facade de la cathedrale Nueva. Elle porte chance aux étudiants qui la trouve! En attendant, on la voit partout dan la ville genre foire à la saucisse! C'est limite foireux..

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L'église san Bernardino

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La plaza Mayor: Elle s'anime à partir de 17h mini. Passé cette heure, tout le monde est en terrasse à picoler et manger des tapas. Les ruelles alentours convergent toutes vers cette place digne de la place Saint Marco de Venise. Si on sait pas où elle est, il suffit de suivre les gens, ils y vont tous!!

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