15 août 2008
Etape 3: le Haut-Douro
Ayant lu sur le routard que le camping de Villa-real n'était pas terrible et ayant remarqué sur la carte Michelin qu'il y en avait un à Lamego, on a joué banco sur Lamego. Ca nous arrangeait, c'était plus près de la vallée du Douro sauf que... Y'a pas de camping à Lamego. Juste un champ. Soit on rebroussait chemin vers Villa Real soit on gardait l'adresse de la Quinta San José(maison d'un vigneron) que l'office du tourisme nous avait donné.(http://www1.iha.pt/script/ad6frameset.html?x=MzQ0Nzg7MTE=) Fourbu et lassé par la voiture, on a choisi de rester. On a campé sur les terrasses ou poussent les vignes en plein coeur du Douro. Sympa sur le papier mais l'emplacement était en contrebas de la voiture, il fallait descendre tout le matos, 3 terrasses plus bas. Après 50 aller-retours avec tout le monde déçu et ronchonnant, le moral était au plus bas. Plus question de partir maintenant. Pas de douche dans les vignes sauf un tuyau d'arrosage où l'eau chauffe au soleil. Les tentes plein soleil avec une maigre consolation: accéder à la piscine privée vers les 18h30 avec les enfants. Le drapeau du Portugal flottait devant nous pour nous souhaiter la bienvenue! Après une bonne piscine (avec bonnet de bain obligatoire) et un bon repas de pâtes au thon (avec vinho verde), on s'est un peu baladé dans la quinta pour découvrir au bout de la propriété un panorama 5 étoiles sur la vallée du Douro. La quinta surplombait Peso de regua à 15km en contrebas et au loin la luminescence de Villa Real à plus de 30Km. Tout autour, s'étageaient les terrasses de vigne comme des rizières sur l'île de Java. J'ai essayé à maintes reprises de capturer l'image mais rien à faire, trop de dénivelés, trop de panoramas, trop de tout pour un si petit appareil. Il est des souvenirs qu'on ne photographie pas, c'est ainsi. Voici cependant un petit bout de ce que vous auriez pu apercevoir.
Imaginez le dénivelé avec autant en bas qu'en haut, les terrasses qui ne dépassent pas les 2 mètres de large et mettez-y 2 tentes pop-up: bah... c'est nous à Lamego! Au coucher du soleil ,la chaleur fléchit un peu (descend en-dessous des 30) puis vers 22/23 heures, le sol des vignobles très riche en chiste (pas en shit en chiste!) redonne tout la chaleur emmagasinée le jour, ça donne une petite impression de chauffage au sol trop fort qui disparait à peine vers les minuits. Ca nous a un peu rappelé la canicule de 2005 en Corse. Le lendemain, ravitaillement au Leclerc avec visite des rayons alimentaires oblige, visite du Solar de Mateus et de la vallée du Douro jusque Peso de Regua, douche en pleine nature et spectacle d'étoiles.
Lamego n'est pas très touristique comme tout le Nord du Portugal d'ailleurs. Elle ne laisse pas un souvenir intarissable mais ne manque pas de caractère non plus. Tout est en descente et montée. La ville est construite sur des promontoirs rocheux où se sont construit châteaux, églisex et LE sanctuaire Notre dame dos remedios.
Le santuaire de Lamego est dans le même genre que Bom Jesus à Braga en un peu plus petit. On monte les 617 marches en découvrant les stations au fil de l'ascension. A chaque palier, un bel azulejos. N'aparaissent ici que les 2 derniers paliers des 13. L'eglise domine le centre ville avec le château sur une autre colline.
Le solar de Mateus à Mateus est en banlieue de Villa Real. Il fut construit par Nasoni au 18ème dans le style baroque. Nasoni fait parti des grands noms portugais avec Camoës et Pombal que nous avons retenu. Nasoni a notamment contruit plusieurs églises dont le santuaire de Lamego et l'église Dos Clerigos à Porto. 
Le jardin est très joli avec une partie à la française entretenu par une vieille troupe de portugaises tout de noir vêtues. On y découvre une allée entièrement couverte de plus 5 mètres de haut! L'église du solar renferme un squelette entier habillé de ces plus beaux vêtements du dimanche. Le rapport à dieu est très différent d'en France. Il est axé sur la souffrance et le repenti. Tout tourne souvent vers le pathos baroque. Beaucoup d'or, des poupées de cire qui font peur, des bouts d'os, des curés ultras, beaucoup de pratiquants dans toutes les églises.
La gare de Pinhao est recouverte d'azulejos connus dans tous le Portugal. On retrouve ses cartes postales jusqu'à Lisbonne. Ceux-ci racontent la vie dans les vignes et comment se faisait l'acheminement du vin jusqu'à Porto. J'ai adoré. Malheureusement, la ville et les autres villages alentours sont très décevants . Sabrosa, village natale de Magellan et Peso de Regua sont bétonnés ou tout simplement moches. Heureusement le décor naturel de la vallée est sublime.
13 août 2008
Etape 5: Porto
En quittant Amarante, on quitte les montagnes portugaises (le Traos e montes) pour arriver sur des vallons (le Minho). Fini les éoliennes qui ceinturent Villa Real, on se dirige vers un vrai camping avec piscine en grande banlieue Nord de Porto dans la commune de Lavra. On retrouvre une contrée très urbanisée qui fait contraste avec la paisible vallée naturelle que nous avons quitté. Le camping donne sur l'océano Atlantico, situé dans une forêt de grand pin, il n'a pour seul défaut que de se trouver....non loin de l'aéroport!!
La côte est banale, l'eau y est très froide et agitée car il n'y a pas de Gulf Stream pour la réchauffer. On se baigne uniquement sur les aires surveillées. Personellement, on a préféré se garder pour la piscine.
Heureusement, l'aéroport de Porto n'est pas celui de Paris. On n'a pas trop souffert des nuisances de l'aéroport. L'ambiance était plutôt coucher de soleil tous les soirs devant la tente, odeurs de sardines grillées constantes, mer de drapeaux portugais dans le camp, carrellages jusque sur la déco des tentes, karaoké avec chansons locales tous les week-ends. Le cirque Claudios à coté du camping: pas de doute, on est bien au Portugal!! Le camping est très familial, il y a très peu d'étrangers, les femmes portugaises s'affairent souvent dans leurs tentes-cuisines (sortes de petite tente-cabane pour cuisiner), ça sent souvent la bonne bouffe, les hommes eux sont aux BBQ. Eventails dans la main droite et pchiit à eau dans l'autre prêt au cas où il y aurait des flammes! Les maisons alentours dans les villes sont comment dire...: MOCHES! C'est la foire aux carrelages à chaque carrefour! La preuve:
maison carrelée aux couleurs du FC Porto!! un best of qui ne se visite pas: dommage!!
En point d'orgue à cette ambiance se trouve Porto, personnellement j'ai beaucoup aimé son coté authentique et populaire. Cette ferveur du foot et du catholicisme. On trouve des magasins dédiés aux FC Porto et au culte dans la même vitrine , c'est très...Kitch mais on s'y fait!! Les gosses se baignent dans le Douro, les loulous jouent au foot dans les ruelles sombres. Je regrette de ne pas avoir vu Porto il y a 10 ans car on voit que la ville change. Beaucoup de bâtiments sont en réfection, les quartiers s'assainissent, la ville se fait propre mais on perçoit encore une âme aiguisée comme le fil d'un couteau. Il y a beaucoup d'églises toutes aussi belles les unes que les autres. La ville peut se visiter en 2 jours pour voir l'essentiel (les quais, les ponts, le centre haut, la basse ville, la rive gauche Vila Nova des Gaia et ses chais, la plage popu de Matosinhos et la plage hupée de Da Foz).
la salle des pas perdus de la gare Sao Bento de Porto: un musée de l'azulejos
une belle statue de cire comme seule on les trouve dans les églises Portugaises.
ruelles de Porto
Le fameux ponte de Luiz inspiré du pont d'Eiffel en amont que l'on peut traverser d'en haut (très impressionnant) ou d'en bas.
L'etoffe blanche placé sur le pont est en fait le plus grand des napperrons du monde: kitch quand tu nous tient.
les quais du quartier de la Ribeira vu du pont Luiz.
la place de la Ribeira où se cotoient le monde des riches touristes avec ses hôtels de luxe et celui des habitants qui se baignent dans le Douro.
En haut de la rue commercante de Santa Catarina se trouve l'église du même nom toute de bleu vêtue.
la ville basse vue de Villa Nova de Gaia
Les embarcations qui servaient à transporter le vin de Porto jusqu'aux chais sont encore là pour le décor et quelques croisières.
Quelques plongeurs du pont Luiz.
La ville basse toujours très délabrée derrière le pont.
Le fameux Sandeman veille sur la ville.
Un carrefour banal de Porto




































