01 septembre 2009
jour 5: Luxembourg
"Dès la frontière passée, nous s'rons blanchis, sauvés, Rio, Rio Grande." Hymne national du banquier luxembourgeois.
Qu'on se le dise tout de suite, Luxembourg city est une ville qui vaut le détour de visite. Elle est classé par le patrimoine mondial de L'Unesco et c'est mérité. Sa particularité géographique est son étagement sur 2 niveaux un peu comme à Monaco. On y trouve donc une ville-basse et une ville-haute. La basse est ancienne, presque champêtre et la haute plutôt moderne, banquière, commercante, administrative. La diffèrence entre les deux est importante; à l'instar de la falaise qui les séparent :une 50aine de mètres.
A l'arrivée sur la place de la constitution qui surplombe la ville basse, on est acceuilli par un immense drapeau d'au moins 4 mètres sur 8; comme pour montrer l'importance du pays à la face du monde. Luxembourg city affiche ses signes extérieurs de richesse à tous les coins de rue. Pas de pauvres, des banques, des banques, des grosses voitures allemandes partout, tout est clean et riche comme à Monaco ou à Genêve. Les supermarchés affichent des prix très attractifs sur beaucoup d'articles sans parler du prix de l'essence qui concurrence celui de l'Espagne. 1€08 en Aout 2009 contre 1€25 en France. Un vrai paradis fiscal !
La place Guillaume II avec au fond le palais ducal. Cette place jouxte la place d'Armes. Ces deux places sont le coeur de la ville haute. Pas jolie mais vivante et commercante, la ville haute est administrative, c'est le royaume des banques. Sur l'heure du midi, tous les banquiers et banquières s'y retrouvent pour manger rapidement leurs petits sandwichs. Au milieu des légions de touristes asiatiques, ils sont tous beaux comme sorti d'un feuilleton américain. C'est The luxembourg dream! Alors, pour éviter d'être Luxembored, on quitte vite la city pour aller plein Est vers le quartier historique.
Derrière le palais du duc, on trouve le quartier historique de la ville haute. Ces quelques jolies petites rues piètonnes s'entrelacent et donnent sur de beaux panoramas. Le passage du palais est un vieux boyau médieval qui passent au milieu d'un bloc de maisons. Un peu comme les traboules lyonnaises. Il débouche ensuite sur l'église saint Michel.
L' Eglise saint Michel est la plus ancienne des églises de la ville. Ses fondations remontent au 10eme. Elle est au dessus des casemates du Bock. Ces fortifications qui entourent la ville haute comportent des kilomètres de galeries creusées dans la falaise. L'entrée est payante.
La ville basse vue de la ville haute. C'est le quartier du Gründ (le fond) qui longe la rivière Pétrusse. on y voit les fortifications qui entourent la ville haute.
La ville haute vue de la ville basse. On retrouve l'église saint Michel en haut. Le quartier est très bucolique. On rejoint ensuite en suivant la rivière qui serpente un grand parc arboré qui forment comme une verte vallée dans le fond de la ville.
Je me demandais quel souvenir ramener du duché. La police grand ducal l'a trouvé pour moi. Un beau petit sachet plastique imprimé d'un beau signe d'interdiction de stationner renfermant un joli parchemin d'une valeur de 15€. J'aimerai bien savoir qui met le papier dans le sac? Est ce que c'est le métier d'un préposé ? Est ce que c'est la même dame qui met le papier autour du camembert ?
16 août 2008
Etape 2: traverser l'Espagne
Debout 6h du pays basque: juste le temps nécessaire pour petit-déjeuner,plier tente, matelas et tout le bardas...Résultat: départ 8h!!! Putain, 2 heures, ça c'est de l'inertie!! Moi qui avais prévu de partir le plus tôt possible pour éviter la chaleur espagnole!!! Le passage à la frontière est toujours un grand moment, il marque le début de l'aventure en présentant son cortège de changement. Un dernier coucou à la Rhune et c'est parti pour St Sébastian et la traversée du Pays basque espagnol. Compter 200 km à travers la montagne avec beaucoup de monde et des routes qui montent et qui tournent, un paysage très vert qui ressemble....aux Pyrénées. Puis tout d'un coup après un tunnel donnant au loin, très loin sur Burgos, une vallée aride qui commence à ressembler à l'Espagne. Après avoir contourner Burgos et sa cathédrale comme on contourne Chartres, nous avons pris la direction de la Castille y Léon. Le contraste avec l'urbanisation du pays basque est frappant à travers toute la Castille car il n 'y a rien, personne, sauf des champs de blé et quelques pélerins. Là, il faut avoir confiance en sa voiture et espérer ne pas tomber en panne. La route longe les monts Cantalbrique que l'on apercoit au loin jusqu'à Léon. Dans ce coin, pas de nuages jusqu'à l'infini. On a l'impression qu'il n'y en a jamais eu, pour un normand c'est presque oppressant. Une pause-déjeuner à Sahagun (Sahagun ça commence comme sahara, c'est pas un hasard) nous permet de voir quelques pélerins marchant de bon pas au milieu de nul part. A l'entrée du village, un grand panneau sur le rd point central propose le programme de la traversée de la Castille avec les étapes détaillées. 6 étapes de 30 km avec pour seul copain le soleil et son bâton à travers un décor équivalent pendant 6 jours: faut être fort, très fort! Passé Leon, direction le Sud vers Bonavente, la France commence à sembler loin, le Portugal aussi d'ailleurs. Des brumes de chaleur tout autour brouillent le paysage, on traverse une sorte de désert, la chaleur monte dans la voiture non climatisée. On commence à regretter le coin de Burgos pourtant déjà si désert. Au loin se dessine un mât coiffé de l'enseigne Hotel Cancun, il ne manquait plus que le squelette d'un chameau à son pied pour relater l'ambiance du coin. Vers Bonavente, on a pris cap à l'Ouest pour voir se dessiner au loin les premiers monts puis montagnes qui font office de frontière au Portugal. On approche! Le coin est toujours aussi désert, on se partage l'autoroute avec 2 ou 3 autochtones. Le relief est de plus en plus accidenté, des éoliennes bornent le trajet, la route se transforme parfois en col avec tunnel. Une aubaine pour rafraîchir la voiture et ses passagers. On ne pense pas à l'Espagne montagneuse...quand soudain...
l'ancien poste frontière après Verin.
Pas de douaniers, pas de panneaux nous indiquant de reculer nos montres d'une heure, c'est tout comme si on était encore en Espagne. La première station essence nous l'indique pourtant en affichant un Splomb à 1,58 soit plus de 40ct de plus qu'en Espagne, Gasp!!


