17 août 2008
Etape 1: le pays basque
Le pays basque ou pais Basco ou encore Biscaye est l'étape incontournable pour les gens du Nord que nous sommes, sinon ça fait trop loin le portugal et on meurt avant d'y être. En partant à 5 h du mat, on arrive presque frais vers les 16 heures pour le fatidique goûter promis aux enfants. On a choisi de camper plutôt dans les terres que sur la côte pour des raisons financières et de tranquilité. Le camping Goyetcha à St Pée sur Nivelle donne sur la Rhune. C'est LA montagne frontière que l'on voit de tout le pays basque, c'est un peu l'équivalent de la tour Eiffel à Paris. C'est aussi grâce à elle que le pays est aussi très vert car les nuages s'arrêtent dessus et il pleut sur le pays. En gros, sur 5 jours, on en a eu 4 de pluie. Pour des normands lassés par la pluie; qui plus est en camping; ça commencait mal. C'est tellement vert que la Normandie ressemble à la Castille en comparaison. En dehors des contraintes météo franchement désagréables en camping, la région est sublime. L'identité basque est présente partout par la langue, le drapeau, les panneaux, le sport (chistera), la police de caractère basque, un code couleur rouge sang de boeuf-blanc-bleu, le symbole en forme de trèfle... Tout est là pour nous faire rappeler qu'on est au pays basque et si on s'en souvient pas, les multiples panneaux de la circulation troués par de la chevrotine ou taggés par de la bombe sont là pour nous le faire rappeler. La partie francaise n'est pas très grande, ce qui permet de voir pas mal de choses sans trop faire de kilomètres. Le grand + du pays, c'est qu'il y a une mer sublime, une très belle montagne et de jolies villes sur 30km carrés. On peut y passer 15 jours sans s'ennuyer tellement y'a à découvrir. Malheureusement, nous n'avions que 5 jours, alors il a fallu faire un choix. C'est le moment pour dire: CARTE et photos!!


La Rhune: promontoire-frontière basque
jour 1:St Jean de Luz avec son église à balustrade où Louis 14 s'est marié, ses ruelles charmantes, sa plage de sable idyllique. Dans l'église, il faut voir le bateau qui pend au milieu, la mer est très présente dans la culture basque.

ruelle vers la plage
la maison de l'infante
le port de pêche qui donne sur Socoa en face
maison basque rouge typique sang de boeuf et blanche
fronton de pelote basque
jour 2:Biarritz et sa voisine Bayonne sont très differentes. La première est très bourgeoise avec ses établissements année 20 type bain de mer. C'est un peu le Deauville de l'Aquitaine avec un centre ville très chic genre faubourg St Honoré. La deuxième est plus populaire avec ses bars, ses ruelles qui poussent à la déambulation, a s'assoir prendre un verre. Je m'y suis senti plus à l'aise, plus dans mon élément...
le rocher de la Vierge. Une ballade sympa à faire.
le genre de petite maison que l'on trouve tout du long de la mer facon Monaco.
les facades de Bayonne le long de l'Adour.
Jour 3: les villages de montagne: Espelette, Ainhoa, Sare et Ascain. Les 2 premières sont inévitables, elles incarnent vraiment l'esprit et la culture basque.
Espelette et ses piments qui sèchent.


Ainhoa et son cimetiere de croix basque


ascain et le départ du train pour le sommet de la Rhune. Un best-of a faire absolument à condition d'avoir une bonne météo.

la vue du haut de la Rhune est un panorama 4 étoiles. On découvre toute la côte basque ainsi que le début de la côte landaise comme sur la carte de France.
De l'autre coté, on admire Hendaye et la frontière espagnole.

Le train de la rhune nous attend pour redescendre, il est temps de partir pour le Portugal, demain la route sera longue...
16 août 2008
Etape 2: traverser l'Espagne
Debout 6h du pays basque: juste le temps nécessaire pour petit-déjeuner,plier tente, matelas et tout le bardas...Résultat: départ 8h!!! Putain, 2 heures, ça c'est de l'inertie!! Moi qui avais prévu de partir le plus tôt possible pour éviter la chaleur espagnole!!! Le passage à la frontière est toujours un grand moment, il marque le début de l'aventure en présentant son cortège de changement. Un dernier coucou à la Rhune et c'est parti pour St Sébastian et la traversée du Pays basque espagnol. Compter 200 km à travers la montagne avec beaucoup de monde et des routes qui montent et qui tournent, un paysage très vert qui ressemble....aux Pyrénées. Puis tout d'un coup après un tunnel donnant au loin, très loin sur Burgos, une vallée aride qui commence à ressembler à l'Espagne. Après avoir contourner Burgos et sa cathédrale comme on contourne Chartres, nous avons pris la direction de la Castille y Léon. Le contraste avec l'urbanisation du pays basque est frappant à travers toute la Castille car il n 'y a rien, personne, sauf des champs de blé et quelques pélerins. Là, il faut avoir confiance en sa voiture et espérer ne pas tomber en panne. La route longe les monts Cantalbrique que l'on apercoit au loin jusqu'à Léon. Dans ce coin, pas de nuages jusqu'à l'infini. On a l'impression qu'il n'y en a jamais eu, pour un normand c'est presque oppressant. Une pause-déjeuner à Sahagun (Sahagun ça commence comme sahara, c'est pas un hasard) nous permet de voir quelques pélerins marchant de bon pas au milieu de nul part. A l'entrée du village, un grand panneau sur le rd point central propose le programme de la traversée de la Castille avec les étapes détaillées. 6 étapes de 30 km avec pour seul copain le soleil et son bâton à travers un décor équivalent pendant 6 jours: faut être fort, très fort! Passé Leon, direction le Sud vers Bonavente, la France commence à sembler loin, le Portugal aussi d'ailleurs. Des brumes de chaleur tout autour brouillent le paysage, on traverse une sorte de désert, la chaleur monte dans la voiture non climatisée. On commence à regretter le coin de Burgos pourtant déjà si désert. Au loin se dessine un mât coiffé de l'enseigne Hotel Cancun, il ne manquait plus que le squelette d'un chameau à son pied pour relater l'ambiance du coin. Vers Bonavente, on a pris cap à l'Ouest pour voir se dessiner au loin les premiers monts puis montagnes qui font office de frontière au Portugal. On approche! Le coin est toujours aussi désert, on se partage l'autoroute avec 2 ou 3 autochtones. Le relief est de plus en plus accidenté, des éoliennes bornent le trajet, la route se transforme parfois en col avec tunnel. Une aubaine pour rafraîchir la voiture et ses passagers. On ne pense pas à l'Espagne montagneuse...quand soudain...
l'ancien poste frontière après Verin.
Pas de douaniers, pas de panneaux nous indiquant de reculer nos montres d'une heure, c'est tout comme si on était encore en Espagne. La première station essence nous l'indique pourtant en affichant un Splomb à 1,58 soit plus de 40ct de plus qu'en Espagne, Gasp!!












