11 août 2008
Etape 7: Lisbonne
Environ 500km séparent Porto de Lisbonne. Au fil du trajet, le paysage se dessèche (bye, bye gazon et herbes folles) pour devenir méditerranéen. On longe les contreforts de la Serra de Estrela autour de Coimbra puis le relief s'estompe vers Santarem laissant apparaître l'estuaire du Tage large comme une mer: la mer de paille. Au fond se dessine la serra de Sintra et la baie de Lisbonne. Le camping de Lisbonne est dans le grand parc de Monsanto (sorte de hyde park lisboète). Il est beaucoup plus international qu'a Porto mais il est comme qui dirait entouré de 2 voies rapides et d'un centre commercial gigantesque. Pour info, le Portugal a les plus grands supermarchés d'Europe. Lisbonne est bien plus européenne que Porto. On sent ici la bouillonnement d'une petite capitale avec ses gens chics et ses quartiers à la mode au contraire de l'authenticité populaire d'une ville de province comme Porto. On a adoré l'ambiance de cette capitale qui peut se visiter en 3 ou 4 jours en snobant les musées.
On a commencé par visiter le quartier de la tour de Belem excentré à l'Ouest sur l'estuaire du Tage. Ce fort de défense de style Manuelin du 15ème qui servit ensuite de geôle était autrefois situé au milieu du fleuve. Le tremblement de terre de 1755 déplacant le fleuve l'a fait se rapprocher, il est maintenant sur les quais d'où partaient les grandes expéditions à travers le monde. "aaaaah, aah, aah, aah,ahh, Esteban, Zia, parcourent les cités d'ooooooOOOr!!"
Au loin, on apercoit le pont du 25 avril qui relie le centre ville à la rive gauche.
Non loin de la tour de Belem, on trouve un énorme monument à la gloire des découvertes construit sous le régime du dictateur portugais Salazar en 1960.
Derrière le monument des explorateurs dans le quartier de Belem se trouve le monastère de Jeronimos. Y reposent Vasco de Gama et Camoës. Ce monastère cache un magnifique cloître.
Toujours dans ce quartier se trouvent beaucoup de musées gratuits le dimanche matin. On a profité de l'occasion pour visiter le musée de la marine et se remémorer la grandeur du Portugal à l'époque des grandes découvertes.
cartes du monde en 5m sur 3m dans le musée de la marine
La placa do Comercio est le coeur de Lisbonne et de son quartier la Baixa (quartier rectiligne reconstruit après le tremblement de terre.) Cette reconstrution est l'oeuvre de Pompal. Un des grands noms portugais que nous avons retenu avec Camoës et Nasoni.
L'ascenseur de Santa Justa est inspiré d'Eiffel comme le pont de Porto. Il mène au quartier commercant chic du Chiado.
La place Pedro 4 dans le Rossio vu de l'ascenseur de Santa Justa.
l'electrifico dans les ruelles de l'Alfama. le quartier le plus typique de Lisbonne, une image d'Epinal de ce que l'on imagine du Portugal. On pourrait se ballader dans ses ruelles pour l'éternité.
Les toits de l'Alfama et la mer de paille (estuaire du tage) au loin.
les ruelles de L'Alfama
un cabaret de l'Alfama ou l'on chante le fameux Fado (sorte de blues portugais) et ou l'on peut boire la Ginga (une boisson à base de cerise nom de dieu j'vous dis qu'ça!)
l'Alfama encore et toujours avec au loin en haut Santa luzia.
Du château Sao Jorge s'offrent les plus beaux panoramas de la ville. De surcroît le château est sympa à visiter.
L'église saint Vincent de l'Alfama vu du château saint George.
La gare du Rossio avec ses portes de style manuelline.
le funiculaire da gloria qui vous emmène du Rossio au Bairro Alto.
Fresque murale du Bairro Alto. Ce quartier vit surtout la nuit, il est bardé de tags et de bars branchés. On y consomme la Caïpirinha. Un alcool brézilien à base de sucre de canne et de citron. très très bon!
facade du Bairro alto
L'intérieur du funiculaire de Da Bica. Tout en bois qui grince et qui joue dans les tournants. Ca m'a fait pensé à ceux de Vienne.
Vu du pont Du 25 avril. Non, vous ne rêvez pas , ce sont bien des nuages!!
Le pont vu du Christ roi. Le pont du 25 avril ressemble beaucoup à celui de San francisco. Il est souvent embouteillé et émet un grondement constant provoqué par le passage des voitures sur les voies métalliques.
Surplombant la ville et le Tage, le Christ roi est la copie légèrement réduite de celui de Rio. Il a été érigé en 1959 pour remercier dieu d'avoir epargné Lisbonne pendant la 2ème guerre mondiale. On le voit de partout (même de Sintra à 20 km), il regarde tout le monde, on se demande toujours quelle tête il a. Alors on a été voir!
même pas mal au bras le gars !!
Au Nord-Est de la ville se trouve un tout jeune quartier construit pour l'exposition universelle de 98. C'est un quartier sympa avec de beaux bâtiments modernes. La gare internationale est très jolie ainsi que quelques points de vue sur le pont Vasco de Gama construit la même année. Nous y avons visité l'aquarium. Ca vaut pas Nausicaa à Boulogne-sur-mer mais l'aquarium principal est gigantesque. (Le plus grand que j'ai vu).
Un télésiège permet de passer d'un bout à l'autre du quartier du parc des Nations. Au fond le pont Vasco de Gama long de 18 km qui traverse le Tage.
La ballade est ponctuée de ces fontaines-geysers qui crachent de l'eau pour le plus grand plaisir des enfants.
Le grand aquarium du parc (le plus grand en 98) avec ses 7000 mètres cubes d'eau. (4 piscines olympiques)
Je le redirai jamais assez: Allez à Lisbonne!!!
09 août 2008
Etape 9: Evora et le haut Alentejo
Evora capitale de l'Alentejo est à 1h30 de Lisbonne par l'autoroute. C'est la capitale de la région la plus rurale du Portugal. C'est d'ici que vient La Portugaise de notre enfance: j'ai nommé (roulement de tambour): Linda DE SOUSA. Son relief est toujours vallonné avec une herbe jaune et des chênes-lièges harmonieusement espacés. (là je parle de l'Alentejo, plus de Linda hein!?) Le paysage est serein, calme, même si l'on sent qu'il y fait toujours très chaud. A l'entrée des villages, on trouve souvent des pubs pour la tauromachie appelée ici touradas et un grand panneau indiquant le niveau de vigilance au feu. Le portugal a toujours en tête le feu qui l'a dévoré en 2003... A Evora le niveau était de 3 sur 5 et les gardes forestiers sillonaient les campagnes.
La région recèle de jolis vieux villages qu'on ne trouvent pas dans le nord comme Evoramonte, Araiolos ou Estremoz... Ceux-ci sont blanchis à la chaux et ressemblent un peu aux villages andalous; on est après tout qu'à 300km de Séville... Ils sont souvent fortifiés et comportent toujours de belles églises. Le Must étant bien sur Evora avec son temple romain, sa cathédrale, son université, sa chapelle des os, son parc, la maison de Vasco de Gama...
un petit air d'Amerique du Sud règne sur la place do giraldo d'Evora, non?
les ruelles qui serpentent dans la ville. C'est beau hein?
le Fameux temple et le couvent dos loios en arrière plan.
Une arrière cour où traînent les oranges amères comme traînent les pommes chez nous.
Une ruelle typique d'Evora. eh ouai!! y'a des coins sur Terre...
La cour de l'Université ou chaque salle de classe comporte des azulejos sur les 4 murs.
La capela dos ossos: 5000 personnes ont été nécessaires pour orner les murs de cette chapelle. Gasp!! Elle date du 16ème, elle permettait d'inciter à la méditation.... tu m'étonnes!!!
La région nous a beaucoup plus. Alors, on a continué notre chemin en remontant vers la Sao Mamède et sa capitale Portalègre. La sao Mamède est un massif qui culmine à 1000 m d'altitude. Il fait frontière avec l'Espagne et termine la région de l'Alentejo. Les villages et la nature sont magnifiques. Ils ne dérogent pas à la règle de L'Alentejo: du blanc, du blanc, du blanc.... Portalègre est la ville centrale. Son centre est très animé et de surcroit sympa à visiter. Dans la Sao, on trouve la ville de Castelo de vide. Perdue au fond du Portugal, c'est un joyau de bien-être. Les gens vivent dehors comme en Espagne, les maisons sont belles mais malheureusement, ce jour là, on avait pas l'appareil photo!! Plus haut, faisant office de mirador et de garnison à l'époque de la guerre contre l'Espagne. On trouve Marvao. Il est dit dans les guides que c'est le plus beau village du Portugal ex-aequo avec Monsaraz. IL est en effet très beau mais manque un peu de vie à notre gout comparé à Castelo de vide. Il surplombe toute la montagne et la frontière espagnole sur plusieurs dizaines de kilomètres. Là encore, beaucoup de très belles maisons blanches avec en prime un château, des remparts impressionnants et des panoramas là aussi imphotographiables...
La majestueuse église de Marvao
Une ruelle montante (encore!!! eh oui, ça monte toujours au Portugal!)
L'église et le panorama sur la serra de Estrela vers Castelo Branco à plus de 60 km!) On comprend la position géo-stratégique de Marvao!!
Les remparts à flan de falaise entourent toute la ville que l'on voit de partout comme pour signaler la présence militaire. Notre camping était en contrebas de la montagne à Santo Antonio das Areias d'où l'on apercevait le village éclairé la nuit et les milliards d'étoiles bien présentes dans cette région centrale de la péninsule ibérique. Quelques chèvres berçaient notre sommeil de leur clochette... La vie dans ce qu'il y a de mieux et demain Salamanque en Espagne....







































