17 mai 2009
Barcelone (printemps 2009)
Il aura fallu quelques heures de voiture passées à braver les pluies torrentielles de notre printemps francais pour apercevoir enfin le mont Canigou surplombant Perpignan. L'autoroute flirte avec ses faubourgs mais nous n'apercevrons pas sa gare décrite comme le centre du monde par Salvador Dali. En deux, trois changements de vitesse, nous voilà à la frontière du Perthus. Là encore, une oeuvre architecturale autoroutière se distingue par sa monumentale kitcherie. Je pensais que rien ne pourrai égaler les portes de Vendée et son symbole infini de 50m de haut en acier brossé ou les portes du Tarn et ses murs en brique toulousaine ou encore les portes d'Aquitaine et ses murs de pneus... et bah non!! Les portes d'Espagne se doivent d'être classées dans le top 10 de l'art autoroutier! Une oeuvre monumentale style pyramide aztèque trône ainsi comme posée sur la montagne pour marquer la frontière! Un régal pour les yeux quand on est dans les bouchons!! Y a t'il un livre sur ces oeuvres majeures des horreurs autoroutières au fait? Faites-moi penser à écrire un livre sur le sujet si ce n'est pas fait. Une fois passés le poste frontière et les Pyrénées, les nuages s'estompent comme d'habitude pour faire place au soleil espagnol. Les français s'arrêtent pour la plupart quelques minutes plus tard sur la réserve clignotante à la Junquera pour abreuver leurs véhicules assoiffés. Il faut dire qu'ici le litro de san plombo 95 est 20 centimo moins chero qu'en francia alors on calcoule justo pour etre à seco en Espagnola! Eusuite, la vallée de Figuras cher au maître Dali et Cadaquès sur la costa brava se dessine devant nos yeux très rapidement. Puis Girona s'approche et seulement après quelques 150km de la frontière française: Barcelone, el corazon de la catalunya !
Bon dia! dit-on en catalan pour dire bonjour. On se serait presque cru revenu au Portugal avec son BOM DIA. Cet accent tonique et fruité confère de suite une identité propre à la Catalogne. On nous rappelle ici qu'on est en Espagne mais pas du tout celle de Salamanque, de Bilbao ou d'Alméria. Les alentours sont très verts pour le pays au seul désert européen et la ville est ceinturée par de petites montagnes genre arrière pays varois. On y est de suite dépaysé par ces avenues de palmiers et ses perruches vertes qui virevoltent en liberté dans les parcs ou par les brunes espagnoles aux formes voluptueuses. Les odeurs de marie-jane se sont un peu atténués depuis ma précédente venue pour laisser place au fond sonore policier à l'américaine mais Barcelone est encore là, bien vivante sous mes pieds !

On s'y sent bien tout de suite. Plus qu'à trouver un parking B:SM pour se faire déplumer de 54€. Peu de bons plans pour garer sa voiture pour pas cher à Barça. Les voitures étrangères sont souvent visitées si on les laissent dehors en Espagne (en tout cas,c'est la réputation qu'elle colporte!). Le parking de la fac est parait-il un faux bon plan pour ne pas payer donc pas la peine de radiner sous peine de revenir sans véhicule.
Comme des couillons, on est parti avec le guide Barcelone Cartoville en poche parce qu'on partait que 3 jours mais c'est malheureusement pas suffisant, on a été frustré par le manque d'infos historiques. Bref encore une fois ,on aurait du prendre le guide green pour ne pas le nommer.
Barcelone a ses immanquables comme toute grande ville. On rayonne par quartier. La ville est faisable à pied et le métro est très dense en cas de fatigue plantaire.

La ville est batie selon un plan d'avenues perpendiculaires genre Haussmanien, avec en son centre, un quartier historique appelé El Barri Gotic qui respecte les critères médiévaux d'implantations de rues. C'est à dire dans tous les sens. Il est coupé par une rue piètonne qui semble être le coeur de la ville: les Ramblas.
L'arc de triumf d'influence mauresque qui marque l'entrée dans la vieille ville. J'ai été surpris par le nombre de beaux monuments de ce type dans la capitale catalane. Une entrée de visite oubliée et négligée par les guides a mon avis. Là aussi, faites-moi penser à écrire un livre sur le sujet si ce n'est pas fait!
Même au coeur du centre médiéval, le palmier bombe son torse et fait le beau.
Non loin de la cathédrale, cette arche est très prisée par l'objectif des touristes comme moi! Y'avait toujours au moins 20 mectons qui pressaient la détente de leur reflex quand je passais devant.
Ce batiment doit être une kitcherie néo-kekchoz. Je n'ai rien trouvé d'écrit sur lui malheureusement.
Le marché El born tout en acier dans le style halle de la Villette. Celle-ci n'est pas trop loin de la gare de Francia. Très épuré, très joli, y'en a plusieurs dans ce style dans la ville.
Une pub bien comme j'aime gravé sur un mur pour un plombier local.
Au détour des petites ruelles, on trouve des places pleines de vie dans le barri gotic. On peut y croiser quelques fantômes de Manu Chao la guitare en bandoulière. J'ai du en croiser 3 en 3 jours...
Le palais de la musique Andalouse abrite une salle de concert extraordinaire, il faut réserver la veille pour le lendemain pour l'embrasser du regard tellement il y a de monde pour la visite.
Un batiment typique du coeur de Barcelone. Il n'a rien de particulier si ce n'est justement son caractère commun.
Sur les Ramblas, il y a une concurrence d'ingéniosité pour plaire au passant. J'ai dénombré plus de 30 de ces statues vivantes. Les enfants adorent.Sur la rue piétonne de plus d'un kilomètre, alternent un vendeur d'oiseau, un statue vivante, un vendeur d'oiseau etc... Parfois s'y mèlent quelques joueurs de Bonto et quelques accrobates...
Celui-ci m'a attiré les moqueries de mon entourage car j'étais persuadué qu'il était vraiment lilluputien et qu'il assumait sa difference un peu à la manière de celui qui a une tête de singe...On est parfois à la limite du cabinet de curiosité, de la femme sans tête de la foire St Romain et des expos universelles du 19ème siecle montrant le petit africain. Assez particulier...
Au nord de ces ramblas et de la place de Catalogne, on trouve l'équivalent des champs élysées en terme de boutique chic: le passeig de Gracia. C'est aussi là qu'on trouve les maisons de Gaudi: la pedrera et la casa Batllo.
La pedrera que l'on peut voir et revoir dans Vicki Cristina Barcelona.
La casa Batllo de Gaudi. On a adoré. Elle m'a fait pensé à la maison de Victor Horta à Bruxelles, à la maison municipale de Mücha à Prague et à l'unterwasser house de Vienne. Ici rien n'est droit, tout est courbe et volupté. C'est très début du 20eme, très art nouveau, très pur est très beau...
Oh, un plafond en crème chantilly!
Le patio intérieur est recouvert d'azulejos allant du bleu foncé en haut au bleu clair en bas pour donner une dimension maritime. Les fenêtres aussi vont de la plus petite en haut à la plus grande en bas pour le passage de la lumière. Sous les fenêtres, des ouies en bois peuvent s'ouvrir pour les passages d'air à la manière d'un animal marin.
Le toit est incroyable. Il est recouvert de mosaïque (en fait de la récup de l'époque). les cheminées sont des nageoires, les tuiles des écailles...
Encore plus au Nord, on trouve dans le quartier de Vallarca, le parc güell. C'est très, trop touristique malheureusement. Faut dire que c'est la seule visite gratuite.
A l'Ouest, la colline de Monjuic accueille de jolis jardins, la fondation Miro et les dispositifs des jeux olympiques de 1992.
Au Sud, on trouve la partie maritime avec le port vell, la plage, le quartier populaire de Barceloneta et le village olympique.
Au Nord-Est, la Sagrada familia, les arènes du Monumental et la tour de jean Nouvel.
BARCELONE PRATIQUE:
transport:
1€45 le ticket simple de métro (aïe!)
le meilleur rapport qualité-prix reste le ticket 10 voyages qu'on peut se refiler pour le même voyage autour des 8 euros.
parking: très cher: 54€ les 3 jours, y'a une formule 8 jours a 75€, on se rattrape sur le faible coût du carburant.
coût général de la vie: proche de Paris.
Bouffe: les fruits sont très bon marché 1€50 le kilo de fraise sur le marché de la Boqueria, le jambon évidemment et l'alcool bien sûr.
visites: très très cher. 11€ la sagrada familia, 8€ la fondation Miro, 16€ la casa batllo, 11€ la Pedrera (tous ces prix sont par personne hélas), peu de réductions pour les enfants ou alors il faut qu'ils soient très, très jeunes.
Frustrations: le monde au parc Guell (trop touristique) - la queue pour visiter la pedrera (1/2 heure de queue) - 3 jours (c'est trop court pour Barcelone)
Surprises inattendues: L'arène Monumental à 4 blocs au Sud de la Sagrada (un bâtiment oublié dans le style mauresque que j'ai adoré) - La ville se visite aisemment à pied si on aime un peu marcher - la plage de Barceloneta pour son coté populaire- l'aménagement du port Vell - les jardins de la cuitadella et ses perruches qui nichent dans les palmiers à l'état naturel.
et évidemment le marché de la Boqueria.
Allez retour en França !
02 janvier 2009
Prague (Noël 2008)
Dans l'avion AF2019 qui me ramenait de Vienne en 2006, je regardais déjà vers le Nord pour apercevoir les trop lointains faubourgs de Prague. Cette ville m'avait tant enchanté avec son contexte historico-musical et son architecture d'Europe centrale que je m'imaginais déjà dans les bras de Prague et de sa mystèrieuse vie de Bohème... Prague est en effet très belle mais moins mystèrieuse que je ne le pensais dans le sens où elle est très très connue par un peuple dont je fais parti: Le Touristus Voyageurus.
Eh oui! ça calme!! Bon n'empèche que Prague restera Prague et que si y'a du monde, c'est que Prague est très belle!! Un peu à l'image de certaines de ces autochtones dont les jambes font 1m20 pour une taille de 1m90, le tout agrémenté de proportions alléchantes, de paumettes hautes et cheveux blond (Gasp!). N'insistez pas: j'ai pas les photos car lorsque que je croisais la Praguoise, je m'immobilisais la bouche béatement entrouverte, la bave dégoulinant le long des babines....
On parcourt donc la ville aisemment à pied et ce malgré le froid; histoire de mater....toutes les belles maisons de la ville. Comme ici sur la fameuse place Venceslas qui est un peu ce que sont nos champs-élysées à nous.
C'est là, sur cette place que s'est déroulé le Printemps de Prague, là où l'étudiant Jan Palach s'est immolé en 1969 pour montrer son désaccord à l'invasion russe. Cette place qui ressemble plutôt à une avenue comporte ce grand hôtel Europa très art nouveau mais aussi des batiments de type allemands, contemporains ou soviétiques.
En haut de l'avenue domine le musée du règne de Bohème avec son dôme caractéristique. Il est très imposant et sombre, ce qui lui donne un côté austère. En contrebas se trouve un monument à la gloire de Venceslas: le saint patron de Bohème.
Cette avenue est située dans la nouvelle ville appelée Nové Mesto. On trouve aussi dans ce quartier La gare centrale Wilson. Un énorme batiment encore dans son jus, c'est à dire non restauré mais dont on peut apercevoir le potentiel incroyablement art-nouveau à l'intérieur avec son café Kavarna et ses guichets en toutes les langues mais aussi à l'extérieur avec ses énormes visages sculptés qui regardent les voyageurs.
Toujours dans le style art nouveau, on trouve aussi ça:
et LE joyaux de l'art nouveau que je conseille à tous de visiter: La maison municipale. C'est de loin la meilleur visite que j'ai faite à Prague. C'est un thêatre qui a fait l'objet d'une restauration exemplaire. L'intérieur comme l'extérieur sont dans le style sécession. J'ai retrouvé là, ce qui m'avait plu à Vienne avec Klimt. De la finesse, des volutes, de la dorure: un best of du genre. L'intérieur comporte la salle du maire. Elle a été conçue par Mucha du plafond aux tentures. Mucha est une figure de proue de l'art nouveau, il s'illustre mondialement par ses nombreuses affiches représentant Sarah Bernhardt. Il est mort en 39 lors d'un interrogatoire de routine par la...Gestapo.
En point d'orgue à la vieille ville située sur la rive gauche de la Vltava (dite La moldau en allemand car bien plus facile a prononcer!), on arrive attiré par la foule au travers de multiples jolies ruelles sur une grande place ceinturée d'églises et de batiments tous aussi beaux les uns que les autres. C'est ici que l'on peut voir la fameuse horloge universelle qui toutes les heures fait se regrouper autant de touristes pour voir une animation d'automates assez courtes. Les 12 apôtres et le Christ entrent dans une ronde rythmée par la mort qui agite son sablier. Le turc, le juif, la vanité font aussi leur petit tour avant que le coq ne chante pour terminer la parade.
C'est pas mal mais trop bref et surtout trop encombré alors levez la tête et admirez l'église Saint Nicolas:
l'église Notre dame de Tyne avec ses clochers:
une ruelle dans le coin de la grande place en allant vers le pont Charles...
Une des nombreuses facades à l'architecture néo-renaissance particulière à la ville.
la tour de l'hôtel de ville:
la statue de Jan Hus (symbole du nationalisme Tchèque)
Non loin de là se trouve quartier Josefov (facile à lire mais difficile à dire 10 fois de suite!). C'est le quartier où se situait le ghetto de Prague. Là, il ne faut pas s'attendre voir à des cabanes en carton où des petites maisons pauvrettes comme j'ai pu me l'imaginer. Ce quartier juif a d'attachant son histoire, son cimetière juif et ses multiples synagogues ainsi le prix prohibitif des visites de ces lieux!! Evitez donc la jeune vieille synagogue qui vous propose de visiter ces 50m2 pour 10€ par personne! Bon d'accord, c'est la plus ancienne synagogue d'Europe, il vous offre en plus la Kipa en papier mais quand même!! Alors allez plutôt dépensez 12€ pour visiter le cimetière. Celui ci est extraordinaire et l'amas de stèles s'explique par la superposition des sépultures. Dans l'impossibilité d'étendre le cimetière en largeur, on l'a étendu en hauteur en rajoutant de la terre sur une autre tombe. Avant de procéder, on enlève la pierre et on la remet par dessus la nouvelle faisant ainsi deux pierres sur un même endroit et ainsi de suite... Le cimetière est donc à 3 mètres au dessus du sol et l'on aperçoit les stèles en levant la tête.
Sur l'avenue Pariska, dans le quartier juif.
La nouvelle synagogue dite de Jerusalem dans la quartier de la gare.
Au fait, je ne vous ai pas encore parlé du pont Charles dit l'autoroute à touristes. C'est ici que toute la communauté se regroupe. C'est un pont type pont des arts à Paris avec statues de chaque côté qui même de l'autre coté de la Vltava. Ca doit être joli vers 4 heures du mat quand y'a personne... 
De ce pont, on a une vue sur le fleuve Moldau, ses ponts et son château, c'est très romantique et très joli aussi....
Passez ce pont et arrivez sur la rive droite dans le quartier du Mala strana beaucoup plus calme, plus riche (c'est là où il y a toutes les ambassades) et sans ses magasins de cristaux de bohème que l'on trouve tous les cinq mètres de l'autre côté. Ca nous manquerait presque ces souvenirs pour mémère qui finissent entre l'éventail d'Espagne et le Bock bavarois. Ca m'a fait penser à l'ile de Murano à Venise où on n'peut pas avancer sans en voir le verre. Compter deux bonnes journées de visite de ce côté de la ville pour voir le château et son quartier, les alentours de l'église St Nicolas, le parc de kampa, la colline de Petrin, les jardins sous le chateau , le musée Kafka...
la grille au cadenas: ils ont été accrochés par des couples pour symboliser leur amour éternel, y'en a plein sur toute la grille.
En 80, à la mort de Lennon, les praguois de l'ère communiste ont voulu manifester leur sentiments à travers ce mur entièrement taggé... Peu ou pas de tag de l'époque hélas!
Quartier du château: une de ces belles demeures avec des facades gravées en trompe l'oeil: le sgrafite. Ici le palais Schwarzenberg du 16ème.
Ami de Derrick et du corps policier: voici la voiture de police tchèque!!
Le petit train s'en va dans la campagne!!! Prague sans Tram ne serait pas Prague.
Dans le quartier des ambassades...
le fameux château composé d'une enceinte et de plusieurs églises d'influences gothique (cathédrale St Guy), renaissance italienne(couvent St George), romane, de musée et de ruelles dont la ruelle d'or qui est une sorte d'alignement de maison pour nains faisant clou du spectacle avant la sortie.
La montée au château: on se croirait presque à Montmartre.
SPECIAL NOEL A PRAGUE:
On trouve les jours précedents Noël à beaucoup de carrefours de la ville des vendeurs de carpes vivantes. Ils se propose de les estourbir devant vous, de les décapiter et de les vider avant de vous les confier dans un papier journal pour célébrer la tradition du mangeage de carpe à Noël. http://www.radio.cz/fr/article/61584
On trouve également beaucoup de marché de Noel. Bien plus qu'à Vienne avec de jolies crèches plus ou moins vivantes...
Une des échoppes du marché de noël qui propose des Trdelnik. Une sorte de pâte a pain avec des épices qui cuit sur un rouleau au barbecue lui donnant cette forme particulière de cylindre hélicoïdal. J'ai pas trop aimé....j'ai préféré le vin chaud aux épices. Pour comparaison: celui bu à Vienne en 2006 était beaucoup moins épicé.
La traversée de la Vltava à la nage à lieu sous le pont des légions près du théatre national le lendemain de Noel je crois. Enfin... traversée!! comprendre plutôt les 3km!!!! L'eau doit être à 4 degrés mais ça fait pas peur aux tchèques!! ils adorent ça, y'a un monde fou et on les voit bien tellement y sont rouges par le froid!!!
TRUCS ET ASTUCES:
La bière est pas chère, pas forte en alcool et très bonne, compter en magasin 60ct le demi litre.
Les transports en commun non plus: 18 couronnes tchèques en 2008 pour un aller simple adulte soit 63 ct d'euros http://www.mataf.net/fr/conversion/monnaie-1
Le reste est sensiblement au même prix qu'en France métropolitaine (j'entends par là en province !!!) Il n'y a plus de magasins coopératifs mais des chaines européennes genre Yves rocher, l'Occitane etc...Beaucoup de superettes moyennes de marque Albert et des "arabes du coin" qui sont là bas des "vietnamiens du coin"!! Pour les achats courants, la carte bleue est très largement répandue, Prague est maintenant une ville européenne avec toutes les enseignes internationales que l'on trouve dorénavant dans toutes les villes européennes, tu ne seras pas dépaysé au niveau des commerces et du niveau de vie. Il n'y a plus de Traban et les stigmates de l'ancien rideau de fer ont disparus pour laissé la place a une Europe riche et marchande donc beaucoup de Bmw en centre ville, des touristes russes, des signes extérieurs de richesse qui n'existaient pas il y a encore 15 ans. La vraie vie des praguois est du côté de la colline de Zizko, le contraste y est éloquent et évoque bien le malaise de notre société ultra libérale.
Pour le change avant que ça ne passe bientôt à l'Euro. C'est vrai qu'il y a beaucoup de rabatteurs qui te proposeront des taux hyper-interressants mais frauduleux car il te refile d'anciennes couronnes tchèques, les billets sont les mêmes en plus petits je crois mais plus du tout valides (ils sont placardés dans les banques et ne se sont pas repris genre anciens francs pour nous).
Si tu as besoin de beaucoup d'euros à changer (genre pour payer l'appart) ça vaut le coup de chercher le meilleur taux sur place. Il peut varier de 4 couronnes en 50 mètres (sur +de 1000€, ca fait facilement la différence!) On a réussi a économiser 150€ comme ça. La meilleure boite de change qu'on ai trouvé et à mon avis une des meilleures car on a arpenté la ville en long en large en discutant avec l'autochtone. Elle se trouve dans une rue parrallèle à l'avenue Venceslas précisement au 14 sur politchych veznu. C'est dans le haut vers le muséum, les clients pour le change ne sont pas des touristes mais plutot des immigrés locaux ce qui est bon signe pour ton porte monnaie et le change en comission free est sûr . Demande un facture sinon il t'en donne pas.
Des visites que j'ai aimé plus particulièrement:
la maison qui danse: Ginger and Fred. Un batiment de Franck Guerhy qui a entre autre construit le guggenheim de Bilbao. http://jdalbera.free.fr/tchequie_web/prague/nove_mesto/suite2.htm
la bibliothèque du Clementinum:http://thepugetnews.com/2008/12/07/beautiful-libraries-baroque-library-hall-klementinum-prague-czech-republic/comment-page-1/
Un truc incroyable mais malheureusement on ne peut pas déambuler dans la bibliothèque que l'on sent chargé d'âmes.(ni prendre de photo)
Le musée Kafka pour les fans avec la statue animée qui fait pipi. Les bassins bougent, les zizis aussi, ça a beaucoup amusé les enfants...entre autres!
La maison municipale: voir plus haut et http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_municipale
bon séjour
29 novembre 2008
Elefant-zine #1 Mr Moonlight
A quelques heures du 5 décembre 2008 pour le concert anniversaire des 20 ans des Mister Moonlight au Trianon de Sotteville lès Rouen, Le Time Warp de l'eléfant-zine revient en 88. Les moonlights sortent à peine de leurs caves de Houppeville d'où ils viennent de tailler quelques compos qui marqueront le départ d'une carrière rock nationale plus qu'honorique. J'me souviens avoir acheter leur 1er 45tours chez le disquaire de la rue des bons-enfants. ('tain, c'était comment le nom d'ce disquaire, au fait??). Bref, en mattant les dernières sorties locales dans le bac à 7inches, j'aperçois une pochette rouge et noir avec un mec à la Margerin guitare a la main. La pochette me plait tout d'suite, je retourne le carré, j'aperçois le nom de Kid Pharaon: la messe est dite. J'achète de suite la galette encore chaude et je cours poser le vinyl sous mon diamant de platine. J'entends alors pour la première fois le riff accrocheur de "Put in your pocket down". Le genre de riff mon gars, qu' tu peux pas oublier d'ta vie une fois qu'tu' la entendu. Un riff qui sonne rock west coast un peu comme Tom Petty, ou un peu comme "ways to be wicked" des Lone Justice. Quand j'ai entendu ça, j'me suis dit: "Soit ils prennent des stups, soit ils sont doués, soit les deux!! Et qu'en tout cas, ça l'fait grave pour un putain d'groupe rouennais d'la rive droite!!!" Ni une, ni deux, j'me suis planqué derrière l'arrogance et l'insouciance de mes presque 20 ans pour les appeler au 35 59 17 06 et leur poser quelques questions avec mon magnéto K7 Radiola dernier cri... Ca devait être au bar des taxis qu'on s'est rencontré, un mercredi après midi entre 3 et 4 avec pour toile de fond un ciel pluvieux à la rouennaise, une ou deux Adelshoffen et un paquet de Marlboro cartonné rouge, blanc et noir... comme le 45 tours que j'avais sous l'bras...







04 novembre 2008
Elefant-zine #1 Rouen est-il rock?

Mise en ligne des archives de l'éléfant-zine!!! Celui-ci date de l'année 1988 je crois. C'est le premier d'une série de 6 ou 7, j'ai pas encore tout exhumé!! A l'époque, on travaillait tout à la main (eh oui!), ce qui prouve les efforts en matière de publications durant ces....(Gasp! ,ça fait un peu peur!!) 20ans!! On écrivait nos textes sur une machine à écrire Underwood. Vous savez, celles qui ont un ruban noir et rouge et qui appartenaient à nos grands-parents. Pour les illustrations, on utilisait des images que l'on découpaient allègrement dans les magazines de l'époque genre Rock&Folk ou autre Best. Vous aurez donc droit à une version scannée couleur inédite. Pour le lettrage, on avait toute un collection de lettres à decalquer (Lettraset) que nous achetions la peau du cul (de l'éléphant) d'ailleurs! Avant l'impression/réduction au format A5 que nous réalisions sur un photocopieur SNCF, on allait faire tramer nos planches originales afin d'en tirer le meilleur parti en terme de reproduction. Ca fait rire quand on voit la qualité obtenue alors allez vous imaginer sans!! Enfin quelques dessins nous parvenaient de dessinateurs inpirés comme pour cette couverture...
Pour ce premier article, nous voulions remettre en selle, la relation entre le Rock et la ville de Rouen. Les Dogs, les Olivensteins, Oenix, le fanzine SLA (tout ce qu'on appelle encore les années "Melodie Massacre" ) avaient étiquetés la cité de "ville Rock". On pouvait sniffer les effluves de ce passé encore présent dans les coeurs et les rues de Rouen. Les Tupelo Soul marquaient à la culotte leurs ainés en brandissant nationalement les couleurs de la ville mais malheureusement, le beau fardeau était un peu lourd à porter et surtout placé un peu haut sur le piédestal. Les deux rives s'enorgueuillaient de ce statut largement mérité par les "anciens" mais tout doucement la ville commençait à revêtir ses habits de "belle endormie". Surnom que porte toujours la ville de Rouen d'ailleurs! Enfin avec la salle de musiques nouvelles "le 106", ça va peut-être changer...(Yes we can nous aussi!!). A cette époque, sur la place de la cathédrale fleurissaient des keupons (pas encore tous clodos) et des "cheveux en l'air" (que nous appelions "New-wave") sur tous les bancs. Rouen avait encore ce côté londonien quand on passait le long du palais de Justice pas encore restauré. Il y avait cette statue à la place de l'actuelle station de métro que l'on trouve maintenant rive-gauche derrière la tour des archives. Ici, se rencontraient des phénomènes aux looks improbables que l'on appelait pas encore "gothique" mais plutôt "batcave". On y voyait certains punks se transformer petit à petit en skinhead pour entretenir l'ideal national-socialiste engagé en Angleterre pour contrecarrer la mère Thatcher. On y apercevait aussi des mecs au crane rasé sauf une mèche pointée vers le ciel entretenue au gel Discostar jaune. On les appelait des "Psycho" parce qu'ils écoutaient du Psychobilly. Derrière, il y avait le café des Taxis où l'on pouvait apercevoir les gloires locales comme Louise Feron, les Mr Moonlights, les Tupelo ou plus rarement les Dogs. Sur l'autre rive (celle de gauche) vers Saint Sever, on rencontrait des puristes du Rock n'Roll avec des bananes gominées à faire palir Brian Setzer des Stray-cats. Plus généralement, les filles portaient des collants à rayures et les gars du rouge aux ongles noirs. C'est au milieu de cette faune disparate et disparue que prend place ce micro-trottoir. Il apporte cet instantané des tendances musicales et du sentiment vécu à l'époque à Rouen... sur Rouen.









30 octobre 2008
Zoé- tout va bien
Bonjour docteur faut que j' m'allonge,
Faut m'écouter m'servir d'éponge,
Faut qu'je vous raconte mon grand malheur,
Difficile à dire en une heure,
Mais voilà, faut que je vous explique,
J'ai trop de bonheur, c'est horrifique,
J'ai beau chercher un truc pas bien,
Je deviens dingue, je deviens dingue,
Parce que tout va bien, tout va bien, un vrai bonheur en masse,
Un mec au petit soin qui jamais ne m'agace,
Des amis, des voisins, qui sont vraiment sensas,
Une maison, un jardin, j'ai de l'air, de l'espace,
Des parents, un petit chien, qui sont vraiment coriaces,
Sincérement tout va bien, j'en peux plus çà m'angoisse,
Tout va bien, tout va bien, et tout va bien, tout va bien.
Alors docteur, je deviens mytho,
Je m'invente une vraie vie sans cadeau,
Mais faut qu'je vous dise ya pas que çà,
Je deviens nympho,
En plus de çà je pique les mecs de mes copines,
Ben quoi, ben quoi je suis mal c'est pas un crime,
Vous comprenez ma maladie,
J'ai rien à faire en fait, je m'ennuie.
Tout va bien, tout va bien, un vrai bonheur fadasse,
Un mec au petit soin, vraiment inefficace,
Des amis, des voisins, des cons et des blondasses,
Une maison, un jardin, toujours rempli de crasse
Des parents, un petit chien, on dirait des carcasses,
Hypocritement tout va bien, ma vie me porte la poisse,
Tout va bien, tout va bien, et tout va bien, tout va bien.
Alors docteur, le diagnostic,
Pas de pilules, faut pas que j'me pique,
Comment s'appelle cette maladie?
La quoi? la bourgeoisomanie,
Faut que je quoi? que j'donne mon argent?
A des causes, des pauvres gens,
Jamais de la vie, jamais de la france,
Plutôt crevé qu'donner un franc,
T'es là seulement pour que j'allonge,
Décidement tu ne penses qu'a ta tronche,
Bah tu n'est qu'un sale arnaqueur,
Allez au revoir Monsieur le docteur,
Finalement, tout va bien , tout va trés trés bien,
Tout va bien!
le clip: http://www.youtube.com/watch?v=StM9KkQWLFM
25 octobre 2008
Siouxsie à l'élysée montmartre
Paris, dimanche soir, un 28 octobre 2007.
Chère Wanda,
Je reviens tout juste de l'Elysée-Montmartre où j'ai vu Siouxsie sans ses Banshees. Je ne l'avais pas vu depuis tout ce temps!! Putain, c'était vraiment bien! Elle a toujours cette classe particulière. Personne ne parierai qu'elle a 50 ans maintenant. Tu sais, elle est toujours aussi jolie, un peu comme toi, hein?!
Elle danse comme comme on l'imaginait dans les années 80. Elle lance sa jambe bien haut dans le ciel et mèle ses bras comme les hindous psychédéliques le font. Habillée avec une sorte de costume power-rangers lamé or et argent (sans le casque LOL!), elle a assuré grave!! T'imagines?
Musicalement, son concert est articulé autour de son nouveau CD Mantaray que je t'ai fait écouté l'autre soir au cimetière. Elle en a joué presque l'intégralité. Elle a ouvert le set avec they follow you". Les meilleurs moments d'après moi, ça a été "about to happen", "into a swan" et "here comes that day". Bizarrement, Je sais plus si elle a joué "if it doesn't kill u". J'espère trouver quelqu'un pour me le dire...
Entre les chansons, elle ne parle pas trop mais elle s'exprime dans un français correct avec presque l'accent du Sud-Ouest qu'elle doit connaître vu que maintenant, elle vit près de Toulouse. Ca donnait quelque chose comme "vous en voulez toujours plus!!... maintenant ça suffit!! "
Ajoute à tout ça, de bons vieux standards de la période des Banshees comme "spellbound", "arabian knights", night shift", "Honk Kong garden" "nicotine stain" et "Israel" en rappel et l'on se dirait presque que rien ne manque...
Rien ne manque...sauf mes cheveux sur mon crâne chauve et toi....comme toujours.
Pour Wanda, repose en paix 1969-1991 Luv +++
23 octobre 2008
Etape 11: Bilbao
Traverser la Castille est toujours une expérience inoubliable pour un frenchy du Nord car elle s'apparente à la vision que l'on a du désert. Je sais, ça doit faire rire beaucoup d'espagnols mais dès que l'on ne voit plus de forêt à l'horizon, on est un peu perdu... Après deux bonnes heures de route depuis Salamanque se profilent Burgos et sa cathédrale. On avait rejoint le point de bifurcation de notre voyage commencé aux Pays basque il y a 3 semaines. Je m'étais dit à l'aller que cet endroit qui nous paraissait le Sud nous paraîtrait le Nord en remontant: CQFD. Une page se tournait avec l'apparition des montagnes qui clôture le haut plateau de la Castille. Plus loin, les prémices des Pyrénées avec l'apparition des premières forêts de pins et d'herbe verte nous conforte dans l'idée qu'on approche de la France. En descendant vers la mer, des nuages et un temps lourd nous rappelle à notre bonne météo incertaine... Bilbao est vraiment une grande ville. L'urbanisation y est grande et la ville et ses faubourgs couvrent de nombreuses collines. Le relief est très escarpé et le centre-ville se niche dans un creux comme il peut. Quand on croit que la ville s'arrête, elle continue de l'autre côté du versant, etc... Du centre, on a pas vu grand chose a part le Musée Guggenheim et quelques facades de bois près de la gare. Notre choix pour Bilbao reposait sur la visite du musée. Il est comme je l'imaginais: très beau, très pur. Mais honnêtement, les collections à l'intérieur sont un peu décevantes. Pas d'oeuvres majeures, seulement une temporaire sur les surréalistes qui m'a intéressé (Ernst, Magritte, Man-Ray). Heureusement, on peut aussi mater l'architecture intérieure. Le gros est en fait à l'extérieur avec l'araignée de Bourgeois et le Chien de Koons. Y'avait aussi quelques Munos intéressants mais pas de quoi se rendre malade. L'endroit reste néanmoins à voir une fois!
L'araignée de Louise Bourgeois. Un bonheur de pureté. Du divin dans la matière, J'adore..
Vu du pont, on aperçoit près des palmiers le parc pour enfant pour un bon défoulement après la visite.
Le fameux chien de Jeff Koons qui devait à l'origine être temporaire mais devant un tel chef d'oeuvre, la fondation l'a acquis.
L'intérieur est interdite a la photographie, on ne trouve que quelques images en carte postale.

l'entrée du musée est accompagnée de sculptures de Munos. Celles-là même que nous avions vu à Porto deux semaines avant. Y'en aurait-il plusieurs exemplaires???
On est parti ensuite s'échouer dans un camping de la côte Basque espagnole que l'on croyait sauvage!! Que nenni! Y'a autant de monde qu'en Vendée en plein mois d'août. Tout Bilbao vient à la mer le week-end et tous les campings sont surpeuplés quand ils ne sont pas simplement complets. De Getxo à Plentzia, la côte est très urbanisée avec tous les miracles que l'architecture espagnole peut fournir... La côte a cependant l'air d'être très jolie...en hiver et sous le soleil car on oublie jamais que c'est le pays Basque et que le temps y est toujours délicat.
14 octobre 2008
Etape 10: Salamanque
Il nous a fallu près de 5 heures pour rallier Marvao en longeant le Portugal vers le nord à Salamanque. On y a découvert le fleuve Tage presque à sa source quand il est encore grand comme la Seine. Les contreforts de la sierra de Estrela, la ville défigurée et bétonnée de Covilha, la cathédrale de Guarda, la frontière genre village de Cow-boy à villa Formoso, les premières étendues de désert vers Cuidad Rodrigo et enfin Salamanque. Nous avons campé en banlieue non loin de l'autoroute pour un forfait économique compte tenu du potentiel touristique de la ville. Celle-ci compte 4 campings pour accueillir principalement des gens de passage vers le Portugal ou l'extremadura espagnole.
Que dire de Salamanque: que c'est la Florence de L'Espagne, que c'est un bijou perdu au milieu du désert de la Castille. La terre y est rouge grand canyon: c'est le fer présent dans la roche qui s'oxyde. Le temps est très chaud et très sec. Nos lèvres étaient sèches comme en montagne. C'est normal car, on est à cet endroit de l'Espagne sur un haut plateau de 800 mètres! La ville est un musée vivant de l'architecture. Le centre est assez ramassé. On en fait le tour en quelques heures. Il faut obligatoirement entrer dans les cathédrales Vieja et Nueva, voir la maison des Conques et passer un moment sur la magnifique plaza Mayor. Malheureusement, beaucoup de choses à visiter sont payantes, alors on passe souvent son chemin car après 3 semaines de Portugal, les caisses sont un peu vides...
la maison des Conques. Ce sont des coquilles saint Jacques sculptées sur la maison pour célébrer le Caminho.
L'intérieur et l'extérieur de la cathédrale Nueva
Au fond la cathédrale Vieja et devant les rues commercantes et touristiques de la ville. Les magasins vendent tous des grenouilles sous toutes ses formes. L'emblème de la ville sans conteste est dû à la sculpture d'un de ces batraciens sur la facade de la cathedrale Nueva. Elle porte chance aux étudiants qui la trouve! En attendant, on la voit partout dan la ville genre foire à la saucisse! C'est limite foireux..
L'église san Bernardino
La plaza Mayor: Elle s'anime à partir de 17h mini. Passé cette heure, tout le monde est en terrasse à picoler et manger des tapas. Les ruelles alentours convergent toutes vers cette place digne de la place Saint Marco de Venise. Si on sait pas où elle est, il suffit de suivre les gens, ils y vont tous!!
13 octobre 2008
Etape 9: Evora et le haut Alentejo
Evora capitale de l'Alentejo est à 1h30 de Lisbonne par l'autoroute. C'est la capitale de la région la plus rurale du Portugal. C'est d'ici que vient La Portugaise de notre enfance: j'ai nommé (roulement de tambour): Linda DE SOUSA. Son relief est toujours vallonné avec une herbe jaune et des chênes-lièges harmonieusement espacés. (là je parle de l'Alentejo, plus de Linda hein!?) Le paysage est serein, calme, même si l'on sent qu'il y fait toujours très chaud. A l'entrée des villages, on trouve souvent des pubs pour la tauromachie appelée ici touradas et un grand panneau indiquant le niveau de vigilance au feu. Le portugal a toujours en tête le feu qui l'a dévoré en 2003... A Evora le niveau était de 3 sur 5 et les gardes forestiers sillonaient les campagnes.
La région recèle de jolis vieux villages qu'on ne trouvent pas dans le nord comme Evoramonte, Araiolos ou Estremoz... Ceux-ci sont blanchis à la chaux et ressemblent un peu aux villages andalous; on est après tout qu'à 300km de Séville... Ils sont souvent fortifiés et comportent toujours de belles églises. Le Must étant bien sur Evora avec son temple romain, sa cathédrale, son université, sa chapelle des os, son parc, la maison de Vasco de Gama...
un petit air d'Amerique du Sud règne sur la place do giraldo d'Evora, non?
les ruelles qui serpentent dans la ville. C'est beau hein?
le Fameux temple et le couvent dos loios en arrière plan.
Une arrière cour où traînent les oranges amères comme traînent les pommes chez nous.
Une ruelle typique d'Evora. eh ouai!! y'a des coins sur Terre...
La cour de l'Université ou chaque salle de classe comporte des azulejos sur les 4 murs.
La capela dos ossos: 5000 personnes ont été nécessaires pour orner les murs de cette chapelle. Gasp!! Elle date du 16ème, elle permettait d'inciter à la méditation.... tu m'étonnes!!!
La région nous a beaucoup plus. Alors, on a continué notre chemin en remontant vers la Sao Mamède et sa capitale Portalègre. La sao Mamède est un massif qui culmine à 1000 m d'altitude. Il fait frontière avec l'Espagne et termine la région de l'Alentejo. Les villages et la nature sont magnifiques. Ils ne dérogent pas à la règle de L'Alentejo: du blanc, du blanc, du blanc.... Portalègre est la ville centrale. Son centre est très animé et de surcroit sympa à visiter. Dans la Sao, on trouve la ville de Castelo de vide. Perdue au fond du Portugal, c'est un joyau de bien-être. Les gens vivent dehors comme en Espagne, les maisons sont belles mais malheureusement, ce jour là, on avait pas l'appareil photo!! Plus haut, faisant office de mirador et de garnison à l'époque de la guerre contre l'Espagne. On trouve Marvao. Il est dit dans les guides que c'est le plus beau village du Portugal ex-aequo avec Monsaraz. IL est en effet très beau mais manque un peu de vie à notre gout comparé à Castelo de vide. Il surplombe toute la montagne et la frontière espagnole sur plusieurs dizaines de kilomètres. Là encore, beaucoup de très belles maisons blanches avec en prime un château, des remparts impressionnants et des panoramas là aussi imphotographiables...
La majestueuse église de Marvao
Une ruelle montante (encore!!! eh oui, ça monte toujours au Portugal!)
L'église et le panorama sur la serra de Estrela vers Castelo Branco à plus de 60 km!) On comprend la position géo-stratégique de Marvao!!
Les remparts à flan de falaise entourent toute la ville que l'on voit de partout comme pour signaler la présence militaire. Notre camping était en contrebas de la montagne à Santo Antonio das Areias d'où l'on apercevait le village éclairé la nuit et les milliards d'étoiles bien présentes dans cette région centrale de la péninsule ibérique. Quelques chèvres berçaient notre sommeil de leur clochette... La vie dans ce qu'il y a de mieux et demain Salamanque en Espagne....
03 septembre 2008
Etape 8: Sintra
Quand on va à Lisbonne, il est immanquable d'aller faire un tour à Sintra. Située à une bonne trentaine de Km de la capitale, on la rejoint en utilisant L'ic5: une voie rapide toujours très utilisée qui pourrait être l'équivalent de l'A13 autour de Deauville un dimanche soir! Une ville exubérante avec des palais partout, des constructions architecturales délirantes. Les fortunés se sont installés depuis longtemps dans ce paysage magnifique pour se laisser aller aux plus grands délires. Un endroit unique au monde. La ville est située autour d'un mont forestier qui est lui même une péninsule sur l'Atlantique. 3 jours minimum sont à réserver pour explorer cette péninsule. On pourrait en passer 15 sans s'ennuyer tellement le coin est riche en surprise ,en diversité, panoramas, plages. Au bout se trouve le Cabo da Roca (le point le plus à l'ouest du continent européen) Tout un symbole!. Au Sud, on trouve, la côte d'azur portugaise autour des villes de Cascais et Estoril (James Bond, le casino, le circuit de F1...). Ici tout est très urbanisé (souvent des constructions très laides genre golfe de Gascogne ou costa del Sol) et très "signe extérieur de richesse". Estoril est le pendant de Monaco et Cascais celui de St Tropez avec son petit port de riches. Personnellement pas ma tasse de thé! Voici le trajet de 70km que nous avons fait dans le coin: (click pour agrandir)
Nous avons passé 2 jours à Sintra pour d'abord visiter le palais national de Pena et son parc. Situé sur le haut de la péninsule, le château embrasse tout le décor avec un panorama 360° extraordinaire. L'accès au site est de 30€ par famille mais ça les mérite. Tout y est extra. Le château à été contruit par le roi Ferdinand II au 19ème. Il y a réuni tout les styles architecturaux: indien, méridional, mauresque, gothique, manuélin, renaissance, etc. Tout un pèle-mèle qui donne en fait un côté château à la Walt Disney/château de Bavière LOL. C'est un peu kitch au premier abord! Mais on retrouve aussi l'esprit de Pierre Loti avec sa maison de Rochefort dans le sens collection, exposition du monde... Le plus touchant est le parc. Son délire est un peu celui de notre Louis XIV et de sa Marie-Antoinette en plus romantique (dans l'esprit littéraire du 19ème). On se promène en découvrant ici et là des endroits merveilleux. L'Alta Cruz (le point culminant à 529m donnant un panorama 360° sur toute la péninsule); le gardien du château (une énorme statue montée sur le haut d'une colline), le potager du roi, le village avec des habitants pour occuper la reine, le ruisseau des fleurs, le palais arabe, la fontaine de la reine où ne manquent que les fées, le pique-nique du roi où des pierres ont été installées puis recouvertes de mousses; le trône de la reine où l'on a façonné la roche pour y faire un escalier dérobé accèdant à une mini-grotte taillée en forme de fauteuil (Le tout laissant découvrir une vue sur le château 5 étoiles!!). La flore de l'endroit est très particulière car la serra de Sintra jouit d'un micro-climat favorisant les plantes tropicales et sub-tropicales. L'endroit nous a empli de bien-être... Nous y avons passé un moment intense. Parait-il que l'explication est magnétique!! L'endroit est chargé en minerai de fer et serait l'origine de son magnétisme physique et psychologique!!!
la vue du fauteuil de la reine (gasp!)
La cour du palais de Pena
L'éntrée gothique du chateau
Les tours mauresques donnant vue sur Lisbonne à plus de 2okm
L'impressionnant Arc de Triton donnant accès sur la cour intérieure et la chapelle.
Vue dérobée du parc sur le château.
Un des inombrables bas-reliefs ubuesque du palais.
Dans le centre-ville de Sintra, on retrouve le fameux palacio national avec ses deux tours coniques qui sont en fait les fourneaux des cuisines...
...Mais aussi d'incroyables demeures....
et le château des Maures qui surveille la ville.
L'autre grosse "attraction" à Sintra est le parc de Regaleira. Le concept du parc est simplement délirant. En deux temps, 3 mouvements on se retrouve comme François du Club des Cinq à explorer telles grottes dans le noir ou telles coursives tortueuses. On y trouve des parcours initiatiques et ésotériques soit-disant franc-maçons. Ainsi le puit initiatique est un parcours dans le noir (assez long pour se poser des questions) qui nous mène vers un puit qui remonte à la lumière pour symboliser la renaissance. On avait pris un petite lampe frontale pour pouvoir rassurer les enfants car le parcours est assez long et semé d'embuches (surtout que ce n'est pas le seul). Le sentiment dominant est un peu celui de la première fois dans le train fantôme!!
l'entrée dans le puit initiatique....
...et la sortie magistrale vers la lumière.
Le palais de la Quinta au milieu de son extraordinaire parc. L'intérieur est moins intéressant que le parc mais la bibliothèque avec son faux-semblant vaut la visite incluse dans le prix.
L'ascension de la tour symbole de lumière et de connaissances...
Le patamar dos deuses avec ses statues étranges donne accès sur une grotte dérobée (derrière) qui donne accès à un parcours dans l'antre du parc menant à un autre puit magique...(vraiment une visite inoubliable!!!)
Un peu plus loin sur la côte, on trouve pour les passionnés de point géographique, le Cabo da Roca, ça fait un peu obsessionnel mais pour moi ,c'est un immanquable....
Ca parle tout seul, le point le plus l'Ouest de notre continent!!
Le mec avec son chien, là c'est pas moi!! hein?! j'ai pas de chien et de short vert!
"Ici, s'arrëte la terre et commence la mer" dixit Camoës, c'est con comme phrase mais tellement vrai!! j'ai adoré!!! Le même sentiment qu'à la pointe du Raz (très fort)....











































































































































